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 Hommage à Aurélie 

"Elle s'appelait Aurélie Fouquet,
elle avait 27 ans..."

Hommage à Aurélie

Aurélie Fouquet

"Les lâches assassins" d'Aurélie seront "punis avec sévérité"

Les obsèques de la jeune policière municipale tuée dans une fusillade sur l'autoroute A4, ont eu lieu mercredi à Villiers-Sur-Marne en présence du chef de l'Etat.

"Aurélie Fouquet, au nom de la République française, nous vous faisons Chevalier de la légion d'honneur". Nicolas Sarkozy a décoré mercredi, à titre posthume, la policière municipale Aurélie Fouquet, décédée une semaine plus tôt lors d'une fusillade avec des gangsters sur l'A4 à hauteur de Villiers-sur-Marne. La jeune fonctionnaire de police, âgée de 26 ans, est la première policière municipale a mourir en mission. Elle laisse derrière elle un petit garçon de 14 mois. "Nos pensées vont d'abord à cet enfant qui devra grandir sans sa mère", a déclaré Nicolas Sarkozy en introduction de son éloge funèbre.

Après avoir salué son courage et son parcours, le président de la République a promis que les coupables seront punis. "Je le dis devant son cercueil, (ils) seront punis avec la sévérité qu'impose l'ignominie de leur crime". "L'enquête est en cours, un suspect a été arrêté, un autre formellement identifié. Que nul n'en doute, la police dispose des éléments qui permettront d'interpeller tous les membres de cette bande de lâches assassins, tous", a-t-il poursuivi, ajoutant : "Je n'appelle pas à la vengeance, j'appelle à la justice, à une justice ferme, à une justice implacable", a poursuivi le chef de l'Etat. Frédéric Moreau, blessé lors de la fusillade s'est également vu remettre du Chef de l'Etat une médaille d'officier de l'ordre national du mérite

Quelques instants auparavant, une minute de silence avait été respectée dans l'ensemble des commissariats et des gendarmeries de France. A la demande de son mari, également policier municipal, le cercueil d'Aurélie Fouquet a été porté par trois policiers municipaux et trois policiers de la police nationale, pour symboliser l'unité de ces fonctionnaires. Avant l'hommage national de mercredi, la policière a été nommée samedi chevalier de la Légion d'honneur et citée ce mercredi à l'ordre de la Nation par le Premier ministre. Mardi, les députés avaient également observé une minute de silence. Mais ces hommages de la République n'ont pas suffi à apaiser la colère des 18.000 policiers municipaux placés sous l'autorité des maires (lire interview). 

"Ca aurait pu virer au carnage"

Lundi soir, un suspect, Malek Khider, a été mis en examen, notamment pour "assassinat de personne dépositaire de l'autorité publique" et "tentatives d'assassinat" et placé en détention provisoire. Cet homme de 42 ans - fiché au grand banditisme et déjà condamné pour vol à main armée, séquestration et violences entre 1988 et 1998 - a avoué faire partie du groupe de malfaiteurs à l'origine de la fusillade qui a coûté la vie à la policière. Mais tout au long de sa garde à vue, ce "bandit à l'ancienne" a nié avoir lui-même ouvert le feu et a refusé de livrer les noms de ses complices. Malek Khider avait été interpellé à Champigny-sur-Marne en possession d'un sac contenant une kalachnikov, un chargeur et un gilet pare-balles.

Quelque 120 hommes de la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) et de "l'antigang" (Brigade de recherche et d'intervention, BRI) sont mobilisés. Deux autres personnes ont été identifiées grâce à des empreintes digitales, traces ADN et des images de vidéosurveillance prises par les caméras de l'autoroute A4, où s'est déroulée en partie la fusillade. Le scénario a pu être reconstitué. Selon la police, cela "aurait pu virer au carnage" en raison de la détermination de malfaiteurs "professionnels issus du grand banditisme" et qui préparaient sans doute un braquage de grande ampleur, comme une attaque de fourgon ou de banque.
  

source TF1 News
Par Alexandra GUILLET
le 26 mai 2010 à 16:13




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